Pour faire un tube commencer par prendre les mots d'Everyday People (1968) du groupe Sly and the family Stone, ajouter quelques notes de Tapan zee (1977), un morceau de Bob James sur l’album BJ4 et si en plus, vous avez le talent du groupe hip hop américain Arrested Development, vous parviendrez peut-être à jouer cette chanson People everyday (1992):
À l'opposé de l'image du gangsta rap se développant dans les années 90 aux Etats-Unis dans le milieu du rap et du hip-hop, les membres d'Arrested Development, par leurs textes engagés, prônant le retour à la nature et à la simplicité, créent un véritable mouvement musical à cheval entre le funk, le rap et les rythmes tribaux africains.
Coup d'envoi.
C'est sûr, au footeux, faut pas essayer de lui parler sans ce petit ascendant psychologique qui peut arriver lorsqu'il baisse la garde. On profite d'une ouverture, on annonce la nouvelle, et on attend le contre favorable. Le seul souci, c'est qu'il nous réponde en contre pied, et qu'il profite du temps réglementaire pour s'opposer à notre demande. Dans ce cas, une seule parade, repousser le non en faveur du je te comprends on en reparlera plus tard mon chéri, s'incrire dans une dynamique de tacle, réglementaire bien sûr, et récupérer l'ascendant. Cette intelligence du déplacement sur la surface de négociation permet de dégager loin, quasiment au second poteau. Au final, une inscription en soutien qui permet de patienter jusqu'au temps additionnel, et de finir sur un score final de 1 partout;)
20h00, samedi soir.
Les 5 enfants sont chacun dans leur chambre, attelés à diverses activités silencieuses ou minutieuses selon l'âge, dodo, challenge du coloriage à réaliser absolument sans dépasser, mini paillettes à coller le long d'une longue ligne en zigzag, lecture d'une encyclopédie minimum, le retour de la momie en volume 3 maximum.
Et pour moi?
Pour moi, c'est le top sonore qui marque la fin d'une journée de 14h d'affilées, (pour l'instant), dédiée à tous, sauf à moi. Pfiou.
20h00, l'heure où la pression tombe d'un coup.
Et c'est là que je réalise pour la première fois que mon tee shirt est maculé de lait caillé, que mon jean est décoré de Petit Ecolier machouillé écrasé, que les lacets de mes baskets ne se sont pas ré-attachés tout seuls finalement, que mes cheveux ne ressemblent à rien, que j'ai 7 appels en absence de ma mère, que le contenu de la troisième machine de linge ne s'est pas étendu par magie, et que mon laptop n'avait plus de batterie à force de m'attendre en veille.
Pas grave.
A ce top sonore, c'est pour moi. Enfin. Un petit morceau de ma journée m'appartient encore. Et c'est maintenant.
C'est maintenant que je m'assoie avec un petit verre rempli de veritas, que je tape ces mots, avant d'aller lire mes blogs préférés.
Au prochain top sonore, je serai sur votre page;)
The Konki Duet / Suzanne The Man Split Single (Les Boutiques Sonores) Sortie 16 novembre 2009
On connaît le rôle essentiel des Boutiques Sonores, qui depuis quelques années, jouent un rôle important dans la promotion et la diffusion d’artistes pour lesquels ils ont un « coup de cœur ». Pour aller encore plus loin dans leurs initiatives, les Boutiques Sonores se lancent dans un micro label. Après deux hors séries et un numéro zéro, le premier disque des Boutiques Sonores est un split single vinyl (+ codes mp3) regroupant sur une face l’electro pop de The Konki Duet (chronique de Ensemble EP) et sur l'autre la douceur folk de Suzanne The Man avec son EP Let’s Burn.
Suzanne The Man est une femme. Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà rencontrée au sein du duo Octet (qui a notamment remixé Girl de Beck) quand elle ne prête pas la main à M83 ou Braindamage. Mais voici qu’elle se jette dans une atmosphère plus acoustique avec son premier EP Let’s Burn. Suzanne nous emmène, non pas écouter les sirènes mais, écouter un folk dont les ramifications se situeraient chez Nick Drake ou Leonard Cohen. Un folk sensible et épuré. Une atmosphère intimiste et chaleureuse se dégage de l’EP. Le chant nous prend par la main et nous guide vers “la maison de nos rêves”. Les quatre morceaux sont à la fois trop peu et assez pour montrer toute la richesse de Suzanne The Man. Laissons-la brûler mais restons près d’elle pour lui dire "I’m Your Fan".
Tiercé 80's du jour au format NDW !!!
Une abréviation fréquemment utilisée pour désigner la New wave allemande (Neue Deutsche Welle).
Cette nouvelle vague s'est d'abord déployée de manière underground avant d'être récupérée par les grands labels allemands et de devenir une tendance principale de la musique populaire.
Après Falco décédé d'en un accident de voiture en 1998 place à Trio, un groupe allemand du début des années 1980, dissous en 1985.
Ses membres étaient Stephan Remmler, Gert Krawinkel et Peter Behrens. Son plus grand succès reste Da Da Da (raccourci de Da Da Da ich lieb dich nicht du liebst mich nicht aha aha aha) en 1982, une mélodie issue d'un synthétiseur Casio VL-1 bon marché avec quelques paroles en allemand.
Je termine avec un mec mondialement connu dans le monde de la techno sous son vrai nom : Sven Vath. Le monde de l'électro lui doit beaucoup en tant que dj, compositeur et organisateur d'évènements, il est l'un des ambassadeurs de la love parade de Berlin et le fondateur dans les années 90 d'un label d'électro underground.
J'ai eu la chance d'être en Allemagne au moment où cette chanson cartonnée : 1987 !!! Je suis resté une quinzaine de jours à Bad Harzburg avec ma classe de quatrième, nos correspondants et surtout nos corespondantesssssssssss...
Excellents souvenirs ...
Mt. St. Helens Vietnam Band S/T (Dead Oceans / Differ-Ant) Mars 2009
Il est difficile de se faire une place dans la scène indé américaine surtout lorsque l’on vit à Seattle, ville qui a vu naître Jimi Hendrix et le mouvement grunge. Mt. St. Helens Vietnam Band nait sur les cendres du premier groupe de Benjamin Verdoes. Lors d’une jam session, avec Marshall Verdoes, son frère cadet de 14 ans, ils décident de monter un groupe ensemble. Traci Eggleston-Verdoes, la femme de Benjamin, est responsable “noisemaker”, Jared Price (basse) et Matthew Dammer (multi-instruments) terminent le line-up. Il n’a fallu que quelques mois et de bonnes vidéos postées sur leur page myspace pour qu’ils attirent l’attention du label Dead Oceans. Rien de bien nouveau dans leur musique. Mais il y a quelque chose difficile à décrire qui les rends attachant. Leur musique fait penser à un mélange entre Modest Mouse et les Pixies. Une recette faite de contrastes, alternant rythmes tendus et moments plus calmes à travers des arrangements judicieux qui étonnent l’auditeur. Les deux frères y sont pour beaucoup. Seuls les gimmick de guitare à la sauce glam égrainés par-ci par-là dérangent un peu. Co-produit par Scott Colburn (Arcade Fire, Animal Collective), l’album recèle quelques bons morceaux comme Who’s Asking, Masquerade, Albatross, Albatross, Albatross…
Wow. Je viens de réaliser: Je suis plus rentable que le Livret A.
La seule variable de ma journée, c'est le temps.
Ce qui est invariable, c'est le travail, les enfants, le couple, la maison, les 6 heures de sommeil par nuit, le blog;)
Et tout le reste relève de l'accidentel (le social and co qui se joue hors de l'enceinte du foyer ou du lieu de travail).
Ainsi, le seul élément sur lequel je puisse jouer, ce sont les minutes que je grapille à droite et à gauche, et que je suis libre de réattribuer selon mes invariabilités et mes accidentalités.
Mais pour grapiller des minutes, il faut vivre dangereusement les amis.
Je marche au minimum au pas de course, env. 8 km/h, en comptant les gens que je dépasse en guise de trophée.
Je zigzague entre les passants sans même m'en rendre compte.
Je m'impose sur les passages piétons qui n'ont pas de feu rouge (c'est absurde à Paris), jouant avec ma vie.
Je ne connais pas la file de droite des escalators.
Je descends les escaliers 3 à 3 en évitant avec brillo pour l'instant les foulures de cheville sur mes talons.
Je connais les raccourcis des stations de métro.
Je suis incollable sur les meilleurs wagons de RER pour accéder directement aux sorties.
Je suis diplômée agrégée du Shiva Institute pour mes 2 bras qui en valent 4.
Je connais les décomptes de minutes entre chaque passage du piéton rouge au piéton vert.
Je dépense systématiquement le double de calories que j'ai beau ingèrer.
Ben oui! Je vous vois rigoler doucement, mais que voulez vous? Les journées ouvrables (sans les 6 heures de sommeil) n'ayant que 1080 minutes, si j'en gagne 40 à réattribuer en toute liberté grâce à ma vie hyper dangereuse, c'est énorme les amis! C'est du 3,7% d'optimisation et de rentabilité pure et dure... J'explose le taux du Livret A;)
Il y a 7 jours, alors que Bill mourait devant mes yeux sans que je puisse faire quoique se soi, je vous annonçais que le jeudi était le jour du Gratuit !!!
Ce soir, un maxi six-titres : " Oh my ", que Sean Fournier, un song-writer de talent originaire du Connecticut publie en téléchargement gratuit sur son site.
D’habiles ballades acoustiques teintées d’éléments électroniques (quelque part entre Cake, G. Love & Special Sauce et Ben Folds) qu’il écrit et enregistre seul, Sean fait tout le reste lui-même également : l’artwork, le webdesign, la promotion, etc. “D’un hobby sérieux, ça s’est transformé en deuxième boulot ! Je passe environ 30% de mon temps à faire la musique et 70% à la promouvoir. J’aime bien faire mes pochettes d’albums et mon site internet moi-même. Je veux que ma musique ait un aspect ‘fait maison’, créer mes propres visuels participe à ça.”
Artiste-peintre,
Matteah Baim est reconnue comme la moitié de Metallic Falcons (avec
Sierra Casady de Cocorosie). Collaboratrice régulière d’Antony &
The Johnsons et Devandra Banhart, elle développe en solo une folk
dépouillée et vaporeuse.
Ce fut l'occasion pour le Barbies Rebelles Crew d'expérimenter la création d'une scène temporaire.
Dommage le concert ne dura qu'une trentaine de minutes.
The Curious Mystery Rotting Slowly (K- Reccords / Differ-Ant) Sortie Mai 2009
Le groupe The Curious Mystery porte bien son nom. En effet on ne sait que très peu de choses à leur sujet. On sait que c’est un groupe de Seattle signé sur le label de Calvin Johnson, K Records. Mais vous allez dire :“ Peu importe car ce qui est important c’est la musique”.
Et justement, leur musique, c’est un peu celle qu’il fallait au moment où il le fallait. La dernière fois qu’une telle sensation a été ressenti ce fut lors de la découverte de l’album “Yellow House” de Grizzly Bear. L’album “Rotting Slowly” est envoûtant, limpide dans son écoute. On passe d’un morceau à un autre comme un changement de structure dans une chanson. Le chant est mixte, et pourtant, celle que l’on retient et celle de Shana Cleveland. Une voix nonchalante comme si elle avait déjà vécu une dizaine de vies. Impossible de ne pas penser à Chan Marshall ou à Hope Sandoval. La musique, quant à elle, est fortement ancrée dans un psychédélisme contemporain; de même que dans le garage et le blues. On s’imagine aisément écouter un nouvel album du Jefferson Aiplane de la bonne époque ou d’Electric Prunes. Mais cela est sans doute du à l’auto-harp. L’année se termine et on ne voit pas comment on aurait pu la terminer sans avoir écouté “Rotting Slowly” qui va être certainement la meilleure surprise de l’année.