7 posts tagged “elliott smith”
Je ne sais pas si la légende est vraie, mais Elliott Smith aurait enregistré les voix de Suicide Machine quelques heures avant de mourir (la musique étant un instrumental plus ancien, Tiny time machine). C'est sur ce forum que la chanson est apparue il y a deux jours.
Baby got a place in the sun selling people shade
renting out a room in a remote little corner
on profit's promenade
talking on the phone
waiting for a ring
well everybody's trying to turn me into a suicide machine..
i'll be riding forth on my pony
if you want to see me tonight
dressed in black up at the line of attack
by my counterpart in white
can't look every way
gonna move the street
everybody's trying to turn me into a suicide machine..
everything's alright
'xcept for how it seems
and everybody wants to turn me into a suicide machine..
baby got a place in the sun
i had to shade my eyes
i don't think i'll ever know anyone besides you
but it's no surprise
i know what you want
i got what you need
everybody's trying to turn me into a suicide machine
everybody's trying to turn me into a suicide machine
everybody's trying to turn me into a suicide machine...
"J'ai enfin vu Paranoid Park." Etrange expression, voir un film. Comme si le cinéma était toujours muet, Procédé d'enregistrement et de projection de photographies animées sur un écran. Le cinéma, je ne vous apprendrai rien, est cet art spécial, pouvant s'adresser maintenant à deux de nos cinq sens. Si des cinéastes comme Gus Van Sant, ou David Lynch ont une grosse pancarte "pour intellos" dans le dos, c'est peut-être parce qu'ils sont autant musiciens que filmeurs d'images qui bougent.
La bande originale de Paranoid Park est assez intriguante, Nino Rota côtoie Elliott Smith, Cast King (le faux Johnny Cash) succède aux modernes Menomena. La peur du syndrôme Tarantino ne dure pas. La musique n'est pas ici uniquement une façon d'occuper le spectateur durant les scènes de transition, elle remplace les dialogues, elle devient l'égale de l'image, les images du début du film marquent autant l'esprit que les splendides boucles électroniques qui rythment les figures de skate.
J'ai trouvé ce film très beau, et surtout très intelligent. On pouvait reprocher aux derniers GVS d'être un peu trop lancinants, sans intrigue. Paranoid Park en a une, Gus Van Sant intègre même bon nombre de poncifs : la petite amie, le filc sympa mais flic quand même. Mais ils sont secondaires, voir pour cela la scène de "sexe" ou la scène de rupture, où Alex, l'ado meurtrier, semble totalement ailleurs.
Quelques extraits de la BO :
Merci au webzine Pitchforkmedia pour le MP3, et à pretty-kiwi pour la bonne nouvelle pour les fans de feu Elliott.
Trêve de bavardage : "high times".