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45 minutes, deux "merci" à peine audibles, un rappel ahurissant. Un moment qui change de l'ordinaire : un public absolument abasourdi, il faudra attendre d'interminables secondes avant d'oser applaudir le premier morceau. Quand Anja Plaschg quitte son piano pour venir chanter à un mètre du premier rang, les photographes baissent leurs appareils : cette frêle jeune femme fait un peu peur. A la fin, une fille déclare près de moi : "Ouh la, je ne sais plus trop où je suis..." Pas mieux.
Ensuite, Clare & the Reasons, tout de rouge vêtus, une chouette découverte... sujet d'une prochaine note !
Donc, My Brightest Diamond, dont j'adore son récent album, après quelques années d'indifférence de ma part, pour d'obscures raisons (Sufjan Stevens principalement). Le concert fut sublime, l'instrumentation plutôt limitée (guitare, violons) mettant bien en avant les mélodies et la voix extraordinaire de Shara. Oui, je l'appelle désormais Shara.
La sensation musicale néo-zélandaise du moment revient en France, pour deux dates à la Flèche d'Or (oui, tiens, ça faisait longtemps). Tactique mise au point : je vais voir leur premier concert ce soir et si c'est aussi exceptionnel que la rumeur l'affirme, pourquoi pas enchaîner avec le deuxième :)
Fire Fights, sur leur dernier EP en date :
Allez, une autre pour vous convaincre définitivement...
Jeudi soir : Alela Diane débarque en France, elle semble tendue et sort quelques fausses notes de sa guitare, difficile d'ouvrir à 20h même devant un public attentif... Les chansons sont bien là, merveilleuses, mais il manque un peu de magie. Elle reviendra en décembre à Paris.
Ensuite, place à la famille Moriarty : deux micros seulement pour un show très intimiste, la plupart du public connait quelques titres de cet espèce de cabaret bordélique et très sympathique. Le genre de groupe à voir sur scène, et dont on sait à l'avance que les disques seront forcément décevant. J'arrête la pour cette soirée, fourbu par deux mois de cours...
Samedi : Alexandre Varlet, encore une bonne raison de détester le rock français. Il finira torse nu, ratant une reprise du No Fun des Stooges, après avoir annoncé "Bonsoir, nous sommes Kate Moss" devant un public médusé qui a du mal à cacher son ennui. Musicalement ? Du sous-sous-sous Interpol.
Après de sympathiques suédois dont j'ai oublié le nom mais pas les décibels, vient enfin le grand moment de la soirée : Alamo Race Track. Des musiciens qui s'amusent, très contents d'être sur scène pour la troisième soirée consécutive, invitant même les Nelson (groupe parisien) à jouer sur un titre. Le public, trop timide, n'osa pas les suivre, pourtant invité par Alamo Race Track.
tine avait déjà fait une note au sujet d'Alela Diane. Elle est en concert jeudi soir, date unique à la Fléche d'or. En plus, Alamo Race Track est aussi à l'affiche, cette fois ça se passe chez moien. J'embrasse tendrement l'inventeur du lien hypertexte, sur les deux joues, soyons fous. Bonne nuit.
Même quand il sort un album live, le premier après 15 ans d'une carrière impeccable, Dominique A reste exemplaire dans sa démarche :
Véritable condensé retravaillé de sa discographie, Sur nos forces motrices capte "les moments d'abandon" de son groupe en concert, comme il le dit bien dans cette vidéo...